Sollicitation : Construction du
nouvel ehpad au
relecq-kerhuon

Sollicitation des conseillers départementaux
au sujet de l'ehpad du relecq-kerhuon

Bonjour,

Le groupe « Marchons pour Le Relecq-Kerhuon » dont 4 représentants ont été élus l’an passé à la mairie du Relecq-Kerhuon, avait inscrit dans son programme la volonté de reconstruire un EHPAD sur la commune en remplacement de celui de Kerlaouéna, vétuste et inconfortable, mais dans un endroit plus adapté que celui que l’actuelle majorité municipale se propose de mettre à la disposition du SIVU des rives de l’Elorn.

Nous contestons l’emplacement choisi au motif qu’il est éloigné du bourg et d’un accès extrêmement difficile. Au regard des besoins, la superficie du terrain parait suffisante. La forte pente qui le caractérise ne semble pas être un obstacle à la construction. C’est l’accès à ce terrain situé dans l’étroite rue du Rody qui pose un vrai problème. Cette rue est bordée sur un côté de quelques habitations, sur l’autre côté du talus qui porte la voie de chemin de fer sur laquelle circule chaque jour un nombre conséquent de TGV et autres TER. L’étroitesse de la rue ne peut être corrigée du fait de l’existence des maisons dont la première, en entrée de rue, borde la chaussée et par l’impossibilité de toucher au talus.

La rue du Rody se termine en cul de sac, avec un débouché sur la station d’épuration et un chemin étroit non susceptible d’élargissement. La circulation ne peut dès lors s’effectuer que sur la courte voie de la rue du Rody, à double sens. Si l’entrée dans la rue est assez aisée, la sortie en revanche est très complexe et dangereuse du fait de l’absence de visibilité à gauche. La présence du pont de chemin de fer, immédiatement à droite rend impossible des travaux d’aménagement en cet endroit. A gauche, c’est l’existence d’une maison d’habitation qui gêne la visibilité dans la rue Lamartine. Sauf à très grands frais, réaménager cette zone parait impossible.

Au-delà des problèmes d’aménagement, l’éloignement du bourg met nos aînés à l’écart des services (zone de promenade, médiathèque, commerces, …). Cela n’est pas acceptable puisque au contraire, c’est la proximité des services qui permet l’intégration de nos ainés lorsqu’elle est encore possible, dans la société qu’ils ont contribué à bâtir.

Pour ces différentes raisons, nous combattrons ce projet inadapté aux besoins de nos concitoyens seniors et souhaitons qu’un autre terrain retienne l’attention des élus majoritaires. 

Nous voulons savoir quelle sera votre position à l’égard de ce dossier et quelles seront vos intentions si vous êtres élus Conseillers Départementaux, la collectivité que vous souhaitez intégrer ayant nous le savons tous, une compétence et de fortes responsabilités dans l’organisation de l’accueil des personnes âgées.

Ce combat n’est pas sans conséquence puisqu’il pourrait conduire à ce que le nouvel EHPAD soit construit hors de notre commune. Assurément l’ancienne équipe municipale a une responsabilité dans cette affaire puisqu’elle a laissé passer l’occasion de construire sur le site des bâtiments CAIL. Aujourd’hui il semble rester un terrain près de la médiathèque qui est entretenu mais non cultivé et qui pourrait être utile si toutefois le propriétaire envisageait de le vendre.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous réserverez à ce message. Nous rendrons publique votre réponse via notre site internet et notre page Facebook.

 

Bien cordialement,

Pour « Marchons pour Le Relecq-Kerhuon »

Jean-Marie FOURMANTIN, Armelle COFFIN, Georges BARBIER et Laurence GARRIGUES.

Réponse du groupe
Vert le Finistère

“Suite à l’interpellation du groupe d’élus “Marchons pour Le Relecq-Kerhuon” à propos du projet de la construction d’un EHPAD rue du Rody au Relecq-Kerhuon, nous communiquons ici notre position sur l’accompagnement et la prise en charge de nos aînés

Comme partout en France, les besoins sont grandissants sur notre territoire, en raison de l’évolution démographique. Et ces besoins nécessitent une réponse plurielle pour prendre en compte la diversité des situations.

Rappelons que le Conseil Départemental est aujourd’hui le maître d’œuvre opérationnel de l’action sociale sur le Finistère : gestion de l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie), des C.L.I.C. (Centre local d‘information et de coordination), planification des services à domicile et en établissements au regard des besoins locaux, actions transversales de type “vieillissement des personnes handicapées” ou “maltraitance-bientraitance”…

« Bien vieillir et vivre ensemble », c’est ce que nous souhaitons aux aînés de notre canton, en promouvant le « vieillissement actif » car il est le meilleur ennemi du vieillissement cognitif, en valorisant l’utilité des seniors au sein de leur résidence et de leur quartier, en luttant contre l’isolement, en offrant des alternatives au « Tout maison de retraite ». Nous pensons aussi que le lien intergénérationnel représente actuellement un enjeu majeur pour le bien-être de la personne âgée.

La crise sanitaire a mis en évidence les limites du modèle actuel des EHPAD sur bien des aspects ; les résidents, personnels, familles en ont largement souffert et il appartient aux autorités de tutelle et aux organismes de gestion et de financement, dont les conseils départementaux font partie, de tirer les enseignements de cette crise. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de repenser ces types de structures. Et ce choix doit nécessairement être le plus largement partagé.

Élus au Conseil Départemental, nous nous prononcerons pour la co-construction d’un nouveau plan gérontologique Finistère, qui fixera le cadre aux projets locaux concertés. A l’échelle de notre canton Guipavas, Le Relecq-Kerhuon, Plougastel-Daoulas, nous agirons pour initier la plus large concertation, impliquant des citoyens, des professionnels et associations œuvrant dans le domaine, et des élus des 3 communes pour aboutir à la définition du plan local seniors. Notre souhait est d’aboutir à une vision partagée de l’accompagnement des personnes et à la définition des moyens adaptés aux besoins : maintien à domicile, accueillant familial, habitat inclusif/habitat regroupé, foyer logement, unité de vie protégée, accueil de jour Alzheimer, EHPAD hors les murs ou EHPAD traditionnels.

Sur la commune du Relecq-Kerhuon, un projet d’EHPAD visant à remplacer la résidence de Kerlaouena s’enlise depuis 10 ans en raison de l’impréparation, l’indifférence et l’immobilisme des autorités locales et départementales. La nouvelle équipe municipale, conduite par Monsieur Laurent Péron va bientôt fêter son premier anniversaire, sans que le sujet n’ait jamais été abordé en Conseil Municipal. Or, de nombreuses interrogations demeurent sur la nature, les caractéristiques et le dimensionnement du projet qui font douter de sa viabilité et de sa pertinence : Il ne faudrait pas que l’urgence dans laquelle cet immobilisme a conduit, débouche sur des choix précipités et dépassés. De plus, le site du Rody retenu pour l’implantation de l’EHPAD, apparaît comme totalement inapproprié en raison de sa localisation, configuration et accessibilité.

Une fois de plus, à vouloir décider seul dans l’entre-soi, on finit par engager la collectivité dans des impasses ou projets insensés à l’instar du projet immobilier de la Cantine du Moulin Blanc…

Nous voulons «bien vieillir et vivre ensemble » dans notre canton et c’est un vrai choix de société qui se traduit dans l’attention portée aux aînés. C’est par la concertation que nous construirons ensemble un territoire plus inclusif où s’exprimeront toutes les solidarités.

Nathalie Marschal, Claude Morizur, Gaêdig Réhault et Gérard Marsollier

Candidats pour la liste Alternative citoyenne Vert Le Finistère”

Réponse du groupe
Union de la droite et du Centre

J’ai bien pris connaissance de votre mail et vous remercie de l’intérêt que vous portez à la construction d’un nouvel Ehpad en remplacement de celui de Kerlaouena, vétuste et inconfortable tant pour les agents que pour les résidents.

Je me suis dernièrement rendu sur l’emplacement proposé par la ville du Relecq-Kerhuon. L’accès principal n’est certes pas aisé et le carrefour serait probablement à modifier.

Pour limiter les nuisances sonores dues à la proximité de la voie ferrée, l’évolution des technologies peut, à mon sens traiter le bruit. Architecturalement, il existe également de bonnes possibilités pour simplifier des déplacements verticaux et horizontaux dans ce type de structures. 

Certes cette construction serait éloignée de la médiathèque ou autres services de de la ville mais, comme je peux le constater sur Guipavas, ce sont souvent les services qui viennent à l’Ehpad pour plus de facilité pour nos ainés. La position de ce terrain permettra en revanche de réaliser de bien belles balades sur le moulin blanc à proximité.

Néanmoins, en tant que président du SIVU des rives de l’Elorn pour ce mandat, je ne puis, à ce jour, qu’accepter ce terrain proposé par la ville de Kerhuon. Je prendrai attache avec le Maire du Relecq-Kerhuon afin de soumettre votre idée de projet sur un terrain proche de la médiathèque. Notre projet a pris énormément de retard et, même si des travaux d’amélioration sont en cours à Kerlaouena, il est grand temps de relancer ce grand chantier pour le SIVU et le bien-être de nos aînés.

Pour terminer, si nous sommes élus au Département, il s’agit là d’un dossier que nous accompagnerons et suivrons bien entendu de très près.

Espérant avoir répondu à vos interrogations, veuillez agréer l’assurance de ma parfaite considération.

Fabrice JACOB, Elodie ROUDAUT, Henri SENANT, Patricia HENAFF.